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[Chronique] Roman Rouzine – Genesis Of Delirium

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Nous vous parlions de sa sortie il y a quelques jours, le voici maintenant chroniqué. Pour rappel, l’album est le premier de Roman, qu’il a entièrement composé, accompagné par Johann Sadok à la basse, Quentin Regnault à la batterie et Julien Proutiere aux claviers.

Cet album est composé de 8 pistes, aux influences classique, symphonique, néo-classique, ou même métal moderne.

L’ouverture de l’album se fait sur un morceau symphonique The Passion, trop court à mes yeux. Les cordes et les percussions sont merveilleusement bien mariées et nous mettent très rapidement dans l’ambiance de l’album. Si Roman nous pond un album entièrement comme celui ci, j’achète !

Finalement cette ouverture amène extrêmement bien Lumina. Le riff nous rentre de suite dedans, posé par ailleurs sur des cordes qui remplissent le spectre laissé vide par l’arrangement guitare/basse/batterie. Ce morceau est pour moi, le morceau qui nous montre toutes les influences du guitariste, je citerai en bloc Patrick Rondat, Stéphan Forté, John Pettrucci, Kiko Loureiro (surtout dans les bends) etc.

The Colosseum From Heaven est la suite logique du titre précédent, et en devient finalement un développement intéressant.

Genesis Of Delirium est, quant à lui, un peu différent, en laissant plus de place au piano et aux arrangements nécessairement neo-classique, avec des plans en Aller-Retours stricts, que ne bouderait pas Patrick Rondat.

Demon Inside est un morceau à ambiance, pesant, nous prenant par la main pour nous amener vers Conspiracy, avec un intro très “Metal Norvégien”, pour mieux nous envoyer sur des terrains de jeux davantage explorés par Roman sur les morceaux précédents.

Duality In Darkness est un morceau fidèle au reste de l’album, regrettant cependant, au vu de l’introduction, que ce ne soit pas une musique de film. Plongé dans une ambiance que ressentit dans les morceaux des compositeurs comme Zimmer, ou Powell, pour ne citer qu’eux.

On finira sur Red Star, avec une intro où les cordes s’entremêlent, entre violons en pizzicato et staccato et violoncelles. Puis on est, une nouvelle fois, sur une musique instrumentale où les notes de guitare viennent parfaitement s’asseoir sur une rythmique de cordes aérée, toujours dans une atmosphère neo-classique.

En résumé, l’album est bon. L’utilisation des cordes, qui sont très clairement chères à Roman, permet d’aérer les ambiances parfois lourdes, sans jamais être suffocantes. De manière personnelle, je vais suivre de prés ce jeune guitariste qui a encore beaucoup à donner. En attendant vous pouvez le retrouver sur GuitarPart en tant que professeur, et bientôt sur scène, GuitareTV n’oubliera pas de vous en tenir informer.

Florian DESAMI

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